« Bon Chance »


La vie, la bouffe, la mort.

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, Pierre Rabhi est présenté habituellement comme « Agriculteur, écrivain et penseur » ou « essayiste » ( Bref, il fait travailler ses méninges, et a mis les mains à la pâtes, pas qu’un éditocrate pensant, le type), français d’origine algérienne (fruit d’une France multiculturelle (si si elle existe)), pionner de l’agriculture biologique. (Ce qui veut dire, simplement, qu’il n’est plus tout jeune notre bonhomme_pour ceux qui pensent que notre AB est une mode bien gentille de notre décennie, elle est née dans les année 20 ailleurs en Europe et dans les années 50 en France)

Vous avez le topo.

Notre papi penseur, il vous est bon de le savoir pour lire ce qui suit l’esprit ouvert, a aussi collaboré avec les nations-unies pour la sécurité alimentaire et la lutte contre la désertification. C’est pas les experts au Mali, mais presque.

Extrait du Manifeste pour la terre et l’humanisme.

La « nourriture » a cédé la place à la « bouffe »

L’agriculture industrielle a permis l’abondance de denrées alimentaires à des prix de plus en plus bas au point que la dépense alimentaire d’un ménage occidental pour la nourriture ne représente plus guère que 15% de son budget. Ainsi, l’indispensable est banalisé, laissant une marge illimité au superflu…

Le magnifique terme de nourriture qui, au delà de la matière nutritive, a des résonances symboliques et poétiques _ en lien avec ce monde de saveurs subtiles qui, préparés avec art réjouissent l’âme et le corps et favorise la convivialité_ , a cédé la place à la « bouffe » qui désigne cette matière surabondante frelatée, manipulée et polluée. Ainsi, les biens de la terre ne nous parviennent plus comme des offrandes que chaque saison nous apporte en temps et lieux les plus propices, en une nourriture imprégnée des cadences, de la patience universelle, de l’énergie du cosmos et qui a tant contribué au bien-être de tous les terriens par sa diversité foisonnante, sa manifestation prodigieuse de la prodigalité de la vie.

[…]

Dans les années 1980, un camion de tomates a quitté la hollande pour livrer l’Espagne. Dans le même temps, un autre camion de tomates part de l’Espagne pour livrer la hollande. Les deux camions ont fini par se percuter sur une route française ! Cette anecdote vraie est une caricature qui devrait nous faire méditer sur l’absurdité de notre système.

IMG_8029 (Copier)

Pour comprendre le titre « bon chance », il vous faut ouvrir son livre à la page qui suit cet extrait et lire le paragraphe  » Bon appétit ou bonne chance ? Une triste dérision »,  et avoir vu « Taken ». Oui, ça n’a rien à voir. Culture inutile oblige.

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A propos Mamieva

Cuisine, Cosmétique, Débrouille et autre tambouille. Un brin écolopate de temps en temps. Mais je me soigne.
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